Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Bakker, Scott

Il a peut-être laissé tomber le «R» de son nom, mais ce Scott Bakker est bien le même qui a écrit la trilogie «The Prince of Nothing». Son dernier bouquin, cependant, tombe plutôt dans le domaine de la science-fiction mâtinée de polar. Comme il se doit, l’écriture et les personnages sont fort différents. Mais les débats philosophiques ne sont jamais bien loin, même s’ils se camouflent en arguments scientifiques.

Neuropath se déroule dans un futur proche, peut-être dans une quinzaine ou une vingtaine d’années. Le protagoniste principal, Thomas Bible, est un type des plus ordinaire, divorcé, deux enfants et enseignant la psychologie à des élèves pas toujours motivés. Son ami d’enfance Neil, qu’il voit sporadiquement, lui annonce un beau jour qu’il a passé ces dernières années à travailler secrètement pour la NSA à titre de neurologue. Il tripotait l’esprit des présumés terroristes pour leur faire avouer leurs plans jusqu’à ce qu’il quitte abruptement cet emploi dans des circonstances nébuleuses. Tom se voit obligé de le croire quand le FBI débarque dans son bureau avec une vidéo choquante. Celle-ci montre ce que Neil est peut-être en train d’infliger à des citoyens pour prouver que le cerveau est une mécanique que l’on peut manipuler à volonté. Et la tâche revient maintenant à Tom de retrouver Neil avant qu’il ne s’en prenne à sa propre famille.

En guise d’avant-propos, l’auteur explique que son histoire est basée sur des courants actuels en neuroscience, en psychologie et en sciences cognitives. J’ignore à quel point il a ratissé large dans ses choix ni à quel point la licence artistique a pu interférer avec ces données. Il n’en reste pas moins que ce petit polar SF constitue mon premier contact prolongé avec les mystères du cerveau et que ce domaine d’étude doit être passionnant… et un peu inquiétant. Nous nous percevons comme des individus uniques dotés d’une volonté, d’une conscience et d’une personnalité propres. Peu de gens risquent de sauter de joie en entendant que l’existence du libre arbitre est débattable, que notre conscience est loin d’être fiable, et que la «personnalité» s’apparente plus à un ensemble de circuits neurologiques modelés par des facteurs sur lesquels nous n’avons aucun contrôle.

Les notions scientifiques de l’histoire, qu’elles soient véridiques ou non, sont claires et bien vulgarisées. Bakker utilise beaucoup d’analogies pour faire passer des concepts ardus à imaginer. Mais ce thème neurologique, justement, tend à prendre toute la place au détriment du récit. Les rapports qu’entretiennent Thomas et Sam, l’agent du FBI chargé d’assurer sa collaboration, n’ont rien de bien romantique. L’attirance que le héros éprouve pour cette jolie dame est décrite au scalpel, presque une réaction chimique après l’autre. Le fait qu’il soit psychologue joue pour beaucoup dans ses réflexions toutes professionnelles, mais le lecteur finit par le percevoir comme un type bizarroïde prompt à tout rationaliser à outrance. Ajoutons à cela que ce n’est pas un roman que je recommanderais aux amateurs purs et durs de polars. L’enquête se déroule par à-coups, réserve le gros de ses rebondissements pour la toute fin et se termine en queue de poisson. En prime, le gouvernement américain joue là-dedans un rôle d’une démesure toute x-filienne (l’auteur est clairement un fan de la série), ce qui n’est pas déplaisant en soi, mais n’ajoute pas à la crédibilité de l’ensemble.

En fin de compte, si Neuropath a réussi à garder mon attention jusqu’au bout, c’est grâce aux notions déstabilisantes qui y sont avancées. Bien qu’il s’agisse d’une œuvre de fiction, il a vraiment piqué ma curiosité sur le sujet du cerveau et de la neuroscience (même si j’anticipe ne pas comprendre la moitié des notions). C’est préférablement sous cet angle-là que j’en recommanderais la lecture.

SITE : Fractale framboise

 

A mon avis, j’ai du louper quelque chose. Annoncé comme LE thriller diabolique de l’année, ce Neuropath m’a laissé froid, pour ne pas dire indifférent.

Neuropath se passe dans notre futur proche. Thomas Bible est divorcé, a deux enfants. Il est prof de psychologie. Un jour le FBI vient le trouver et lui montre une vidéo très dérangeante. Une vidéo où l’on voit une star du X, le crâne ouvert, stimulée neuralement pour avoir orgasme sur orgasme. L’auteur de cette vidéo pourrait être son meilleur ami Neil avec qui il a fait notamment toutes ses études. Neil a, en fait, passé des années à peaufiner des techniques d’interrogation usant de la chirurgie invasive pour la NSA. Depuis, il est convaincu que l’amour et tous les sentiments humains ne sont que des fantômes du cerveau.

S’ensuit une course poursuite contre le temps, une histoire d’amour entre Thomas et un agent du FBI.

Je n’ai pas trouvé ce thriller palpitant, je l’ai même trouvé assez lourd. Lourd dans sa manière d’aborder le fil de la narration, lourd dans les personnages tellement stéréotypés, et surtout lourd dans ses explications pseudo philiosophico-scientifiques auxquelles je n’ai rien compris. J’ai vraiment trouvé ce roman, malgré de bonnes critiques et une présentation efficace de l’éditeur, particulièrement cliché.

Bref, je n’ai pas aimé, mais peut-être suis-je passé à côté…

 

SITE : Phénix-web : magazine

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article